On fait le bilan – 2018

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Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé. Qui aurait pu s’imaginer que le temps se serait si vite écoulé ?

Comme à peu près tous les blogueurs de la planète, en particulier les blogueurs-auteurs, il est temps de passer en revue, avec un poil de retard, les moments forts de l’année 2018 qui vient de s’écouler.

Sur le plan personnel, 2018, c’est l’année de la naissance de notre troisième garçon. Naturellement, il s’agit de l’événement qui éclipse tous les autres, et donc je pourrais m’arrêter là que l’évocation de cette année me paraîtrait complète.

Mais ceci n’est pas mon carnet de notes personnel. Sur un plan plus littéraire, 2018, ça a été l’année de la sortie de mon deuxième livre, « La Mer des Secrets« , qui complète la duologie de fantasy steampunk « Merveilles du Monde Hurlant » aux Editions le Héron d’Argent. C’est la fin d’une très belle aventure et d’une jolie part de mon existence.

J’ai eu l’occasion en novembre de rencontrer les premiers futurs lecteurs de ce premier tome à Mon’s Livre en Belgique, et que les lecteurs du premier volume me fassent leurs retours, ce qui était une expérience très enrichissante. Cela a comme toujours été une joie de rencontrer mes collègues autrices et auteurs à cette occasion. J’aurai vraisemblablement l’occasion de faire quelques autres apparitions dans des salons ces prochains mois, histoire de boucler la boucle. J’ai également été interviewé à la radio pour parler de mon livre.

Malgré tout, « La Mer des Secrets » n’aura pas été mon unique actualité littéraire en 2018. J’ai suspendu au printemps l’écriture de la suite des Merveilles du Monde Hurlant, parce qu’il aurait été trop frustrant de la terminer avant la sortie du bouquin. Cela m’a donné le temps de me consacrer à quelques autres projets.

En particulier, j’ai mis en forme mon système générique de jeu de rôle, « META », que vous pouvez toujours trouver ici. Les retours ont été très encourageants. J’ai également écrit un décor de campagne qui va avec, intitulé « Kocmoc », mais je n’ai pas encore eu le courage de m’attaquer à sa laborieuse mise en page. Peut-être le ferai-je ces prochains mois.

2018, c’est l’année où j’ai rejoint le GAHeLiG, le Groupe des auteurs helvétiques de littérature de genre. J’ai eu la grande joie de faire la connaissance de certains d’entre eux et de contribuer modestement à quelques apparitions du groupe dans les médias. Nous avons un projet commun pour lequel j’ai rédigé une nouvelle.

J’ai également entamé la rédaction d’une autre nouvelle personnelle, dont l’action se situe dans le Monde Hurlant. Je suis sur le point d’en achever l’écriture, et je dois dire qu’à présent, je ne sais pas trop quoi en faire, ni à qui la faire lire ! Et puis, comme chaque année, j’ai rédigé un conte de Noël pour mes enfants.

Au cours de l’année 2018, le blog a volé de succès en succès. Le nombre de pages vues, mais surtout, le nombre de commentaires et de réactions, grimpe de mois en mois et c’est un grand plaisir de voir que certains en trouvent la lecture agréable ou utile. Mon article « Les huit types de lecteurs » est, sauf erreur, le plus populaire nouveau billet de l’année. Quant au billet qui continue à accumuler, jour après jour, le plus de vues, sans trop que je me l’explique, sans doute à cause d’un référencement positif chez Google, c’est « La structure d’un roman: les chapitres« , lu à ce jour à plus de 3’500 reprises. C’est un peu un mystère.

Merci de votre lecture attentive. Je me réjouis de vivre 2019 à vos côtés.

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La Mer des Secrets: ce que j’ai appris

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Chaque roman est un apprentissage. Même l’écrivain le plus expérimenté n’aura pas, au moment d’entamer la rédaction de son manuscrit, toutes les cartes en main pour mener à bien le projet, et ce n’est qu’une fois que tout est achevé que l’on réalise avec justesse ce qu’il aurait convenu de faire pour que tout soit parfait. Pas grave, il y a toujours un autre roman. On lèche ses blessures, on se relève, on se remet à écrire. Un peu plus sage, un peu plus fou.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler ici, mon nouveau livre « La Mer des Secrets » vient de sortir aux Éditions le Héron d’Argent. C’est la seconde partie du roman « Merveilles du Monde Hurlant », donc c’est l’heure du bilan. Si tout était à refaire, qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ?

Pour moi, forcément, la question se pose avec une ironique acuité. Après tout, je tiens un blog où, semaine après semaine, je distille des conseils sur l’écriture comme si j’étais Victor Hugo. Forcément, il y en a qui m’attendent au tournant et qui doivent se dire : « Est-ce qu’il les suit, ses propres conseils ? Est-ce qu’il est parfait, son roman ? Est-ce qu’au moins il a atteint tous les objectifs qu’il s’était fixé ? »

Non, non et non.

Au départ, quand je me suis lancé dans la rédaction de ce roman qui s’intitulait « Mangesonge », mes buts étaient d’une ambition délirante. Je souhaitais écrire un gros bouquin épais (le premier d’une trilogie), avec plein de personnages, et, en particulier, quatre ou cinq protagonistes qui, chacun, auraient un arc narratif distinct, ainsi que deux antagonistes, l’un posant une difficulté lié au thème, l’autre une difficulté liée au personnage principal.

Tout cela devait se dérouler dans un monde de fantasy teinté de steampunk et de science-fiction, ou rien ne devrait être banal. J’en avais assez des épopées molles avec des chevaliers et des elfes : chaque détail de l’histoire devait être lié à une idée, être ambitieux en termes d’imaginaire. J’avais envie de faire pour la fantasy ce que Grant Morrison a fait pour la bande-dessinée de super-héros : des histoires qui croulent tellement sous les idées que le narratif ne parvient pas à toutes les exploiter. C’est ce que j’ai appelé ici « la quête de la saturation. »

En parallèle, je souhaitais faire la chronique de la vie d’une adolescente et de son passage à l’âge adulte, développer un discours sur la place des jeunes dans la société, et explorer les frontières entre la réalité et la fiction. Et oui, il fallait que ça soit agréable à lire, que ça convienne à tous les publics, que ça soit rigolo, et bien écrit, et toutes ces choses agréables. Oui, tout ça en même temps.

Donc non, je n’ai pas tout réussi, loin de là. Je suis satisfait mais à la relecture, je vois pas mal de défauts, que, pour certains, je suis le seul à percevoir. Ce n’est d’ailleurs pas très grave, selon moi. Le lecteur hérite du résultat, il l’apprécie ou non, mais il ne compare pas le roman aux idées que l’auteur avait en tête avant de se mettre à écrire.

Ce que j’ai appris, c’est qu’il faut laisser de la place aux idées. Quand Bruce Springsteen a enregistré son quatrième album, « Darkness on the Edge of Town », il a de son propre aveu compris que s’il tentait d’avoir sur la même chanson la guitare la plus poignante, la basse la plus viscérale, la batterie la plus puissante et le chant le plus émouvant, tout ce qu’il obtenait, c’était une cacophonie.

En réalité, « Merveilles du Monde Hurlant » est probablement trop ambitieux. Si j’avais souhaité produire un roman qui soit l’illustration des principes que j’expose sur ce blog, il aurait fallu que je fasse des choix différents. En particulier, si j’avais voulu privilégier le décor, l’imaginaire, j’aurais sans doute dû me concentrer sur un seul personnage principal, face à un seul antagoniste. À l’inverse, si je tenais à bénéficier de voix multiples, j’aurais probablement gagné à proposer un monde plus simple, axé sur quelques idées fortes et faciles à identifier, plutôt qu’un foisonnement de concepts qui partent dans tous les sens. Sous sa forme actuelle, le roman gagnerait au minimum à être plus long, et à laisser un peu plus de place aux idées pour s’exprimer, mais comme on l’a vu, c’était impossible.

Ainsi, le roman aurait été plus réussi de manière formelle, peut-être. Est-ce que j’aurais eu autant de plaisir à l’écrire ? Probablement pas. D’ailleurs je bosse sur une suite, et devinez quoi ? Elle est probablement trop ambitieuse elle aussi.

La Mer des Secrets : au carrefour des genres

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« La Mer des Secrets », mon nouveau livre qui vient de sortir, est présenté par l’éditeur comme un « roman fantasy steampunk. » J’aimerais en profiter pour dire deux mots de la question des genres littéraires, qui, selon moi, est un peu différente pour les auteurs de ce qu’elle peut être pour les éditeurs, les libraires ou même les lecteurs.

Où ranger un roman ? C’est la question fondamentale de la classification par genres. Et l’interrogation est pertinente : elle permet à l’auteur et aux lecteurs de se retrouver autour de centres d’intérêt communs. C’est le point de départ du coup de foudre que l’on peut avoir pour un livre.

En ce qui concerne les deux tomes de ma série « Merveilles du Monde Hurlant », le mot « steampunk » figure donc en quatrième de couverture, des éléments d’imagerie steampunk sont inclus sur les illustrations, l’éditeur a fait une partie de sa promotion autour du steampunk et j’ai même été invité à parler de steampunk à la maison Jules Verne à Amiens.

Tout cela, d’ailleurs, ne vient pas de nulle part. C’est soutenu par le texte. Dans « La Ville des Mystères », on aperçoit des dirigeables, on évoque des usines, il y a une journaliste buveuse d’absinthe qui écoute du jazz, un oiseau mécanique, et un assassin qui brandit un mousquet. Dans « La Mer des Secrets », une partie de l’intrigue tourne autour d’un grand bateau à vapeur, il y a une embarcation amphibie montée sur des pattes articulées et tout se termine sur un gratte-ciel. En plus, la question de la contestation sociale, qui, pour moi, est centrale dans tous les genres littéraires « punk », est au cœur de l’histoire.

Cela dit, certains lecteurs m’ont fait le reproche d’avoir été, en quelque sorte, trompés sur la marchandise. Ils attendaient un roman de steampunk plus pur. Or, je n’aime pas la pureté – je suis même en train d’écrire un livre à ce sujet.

Après tout, il y a aussi le mot « fantasy » imprimé dans le résumé, et on trouve dans ce roman une magicienne qui manipule les plantes, un trois-mâts dont les voiles sont tissées par des araignées, une antique espèce dont les membres se présentent sous la forme de poissons volants, une île qui ne devient visible que lorsqu’on l’approche par un cap bien précis, et plein d’autres éléments qui n’ont rien à voir avec le steampunk. On trouvera aussi, çà et là, des emprunts à la science-fiction, comme cette jeune femme dont le cerveau contient les individualités de quarante-sept personnes différentes, et qui n’est rien d’autre qu’un motif courant dans la littérature transhumaniste.

Bref, « Merveilles du Monde Hurlant » est difficile à classer dans un genre en particulier, voire même dans deux. J’ai toujours aimé le mélange des genres, et pour moi, les littératures de l’imaginaire n’ont d’intérêt que lorsqu’elles laissent les idées de toutes sortes s’épanouir. Il n’y a plus grand-chose de fantastique dans une épopée héroïque avec des elfes et des dragons ; de même, à force de se reposer constamment sur les mêmes motifs, le steampunk tourne souvent à vide. En franchissant les frontières des genres, on peut retrouver quelques fulgurances d’imagination propres à séduire les lecteurs qui apprécient ce genre de choses.

Au final, ma duologie « Merveilles du Monde Hurlant » est un ornithorynque. On n’en voudra à personne d’être déçu qu’il ne soit ni castor, ni canard. J’aurais tendance à rapprocher ce texte du mouvement « new weird », mais l’étiquette est incompréhensible pour les lecteurs francophones et n’a donc pas grande utilité. Bref, oui, « fantasy steampunk », c’est assez juste.

La Mer des Secrets – mon roman est sorti

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C’est la conclusion d’une aventure qui a duré cinq ans: « La Mer des Secrets », mon nouveau livre, vient de sortir aux Éditions le Héron d’Argent. J’ai eu l’occasion d’en dédicacer quelques dizaines d’exemplaires au salon Mon’s Livre, en Belgique et je suis très fier de vous le présenter.

Si vous souhaitez vous le procurer ou en savoir plus, il suffit de suivre ce lien.

« La Mer des Secrets », c’est la seconde partie de « Merveilles du Monde Hurlant », une histoire entamée par le premier volume, « La Ville des Mystères« , sorti il y a deux ans. On y retrouve Tim Keller, une adolescente de notre monde qui se retrouve propulsée dans une dimension parallèle, le Monde Hurlant, à la recherche d’un homme qu’elle n’a fait qu’apercevoir. Tim va tenter de survivre dans ce milieu hostile, baroque, plein de magie et de technologie, où plantes et roches peuvent se mettre à parler et qui se retrouve à l’aube d’un soulèvement populaire.

C’est une épopée de fantasy steampunk qui trouve sa conclusion avec ce tome (même si je travaille sur une suite qui pourra être lue indépendamment) et je suis très fier que les lecteurs puissent à présent se l’approprier et en découvrir la conclusion. Comme, à l’origine, ces deux volumes ne formaient qu’un seul manuscrit, j’ai le sentiment que l’histoire ne peut réellement être évaluée que si l’on suit l’évolution des personnages jusqu’au bout, donc cette parution est particulièrement satisfaisante pour moi.

Ces prochaines semaines, je vais écrire quelques billets autour de ce livre, en espérant que cela puisse vous intéresser.

Critique mon roman, gagne une nouvelle

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Si vous postez une critique de mon roman, je vous envoie une nouvelle inédite. Ça vous tente?

Les auteurs aiment savoir ce que les lecteurs ont pensé de ce qu’ils ont écrit. Un roman ne vit que parce qu’on en parle.

Vous avez lu « Merveille du Monde Hurlant: La Ville des Mystères« ? Le livre vous a plu? Si le cœur vous en dit, postez quelques mots (ou quelques phrases) au sujet du roman sur le web, afin, peut-être, de donner envie à d’autres lecteurs de le découvrir.

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Sur un blog, sur le mur de votre immeuble, ou n’importe où ailleurs.

Si vous l’avez fait et que vous me le signalez, je vous enverrai une petite histoire, « La jeune fille et le mort », qui se situe dans le même univers et évoque le passé d’un des personnages.

Merci d’avance! 😉